Jeudi dernier, c'était traditionnellement Orchestre de Paris à Pleyel, featuring la souris, au bout d'une très longue queue de dernière minute, car elle craignait pour le Mahler au programme. La négo fut difficile, l'enjeu important. Beaucoup d'invités aussi de je ne sais plus quelle boîte, et voilà comment on se fait forcément jarter par des retardataires peu soucieux du respect des horaires. Pour cette dernière de la saison, on a ressorti le Paavo Järvi, et un invité de marque au violon, Frank Peter Zimmermann.

Mais la première pièce qui aura extasié nos voisins a été Le Cygne de Tuonela, de Jean Sibelius, beau comme une forêt finlandaise dans la brume au dessus du lac. Ensuite, Dmitri Chostakovitch et le Concerto pour violon, forcément brillant, avec son rappel, je ne sais plus lequel. Après l'entracte, le Gustav Mahler, celui qui fait moins peur à la souris depuis qu'elle a découvert qu'on pouvait danser dessus ; la Symphonie n°1 n'est vraiment pas éloigné de la n°3, et tout s'est fort bien passé. La mahlerisation souristique est en marche !

(Nous déplorions encore l'absence de Lola à ce concert de la saison : scandale !)