Matthias Goerne, alias Dieu, était de retour au TCE pour un programme alternant du Mahler en allemand et du Chostakovitch en russe. Au piano, son partenaire habituel Leif Ove Andsnes, que l'ami berlinois (et quelques autres) trouvent trop peu affirmé, en retrait. Comment ne pas l'être quand on accompagne une voix aussi chaleureuse, colorée, sensuelle que celle de Matthias Goerne ? (Qui s'habille toujours aussi mal, en revanche, catastrophique...)

Mahler « Ich atmet’ einen linden Duft », extrait des Rückert-Lieder
Chostakovitch Der Morgen, extrait de la Suite Michelangelo op. 145 n° 2
Mahler « Wo die schönen Trompeten blasen », extrait de Des Knaben Wunderhorn
Chostakovitch Trennung, extrait de la Suite Michelangelo op. 145 n° 4
Mahler « Es sungen drei Engel einen süßen Gesang », « Das irdische Leben » extraits de Des Knaben Wunderhorn
« Nun seh’ ich wohl, warum so dunkle Flammen », « Wenn dein Mütterlein » extrait des Kindertotenlieder
« Urlicht », extrait de Des Knaben Wunderhorn
Chostakovitch Nacht, extrait de la Suite Michelangelo op. 145 n° 9
Mahler « Ich bin der Welt abhanden gekommen », extrait des Rückert-Lieder
Chostakovitch Unsterblichkeit, Dante, extraits de la Suite Michelangelo op. 145 n° 11 et n° 6
Mahler « Revelge », extrait de Des Knaben Wunderhorn
Chostakovitch Tod, extrait de la Suite Michelangelo op. 145 n° 10
Mahler « Der Tambourg’sell », extrait de Des Knaben Wunderhorn

Deux bonnes heures (avec un entracte de vingt minutes, certes), à lui tout seul, rappels compris : peu de chanteurs peuvent autant enchainer ! À la sortie, il y avait séance dédicace — la souris, qui aurait pourtant été tenté de quelques extrémités pour venir (inutiles par un malheur-des-unes-fait-le-bonheur-des-autres — Matthias est très couru par les filles, quel homme !), est restée en retrait.