Je pensais qu’on aurait à chanter un « joyeux anniversaire », pour ce premier concert (mercredi) des 90 ans de Menahem Pressler, avec l’orchestre de Paris et une Lola radieuse, ses longs cheveux attachés en arrière mais laissés libres. Pressler lui est toujours tout petit, il ressemble à Yoda.

Après un petit Haydn (toujours rigolo, un Haydn : Symphonie n° 82 "L'Ours"), c’est le fameux concerto pour piano n°23 de Mozart qui nous a été offert (plus méga-hit que ça, on ne peut pas). Idéal pour ce pianiste qui comme un arrière-grand père au coin du feu, nous raconte à tous d’une voix douce une histoire du passé. Nulle passion débordante : de l’amour tendre. Du piano tendre. En bis, rondo en la mineur de Mozart, même veine cotonneuse (merci le compte twitter de Pleyel, tenu en livetweet avec grand professionnalisme).

Après l’enrtacte, Sibellius, n°6 et 7 (qui n'a qu'un seul mouvement), enchaînés sans applaudissements (on aurait eu du mal à dire où, en fait). Ce choix de programmation s'expliquerait-il par le fait que Sibellius lui-même avait fait fêter en musique ses 90 ans lors d'un concert hommage ? Où est-ce une demande de Pressler ? En tout cas, il ne m'aurais pas fallu 90 ans pour trouver ce que je voulais comme cadeau : un bisou de Lola bien sûr !