Il est rare que je me plante dans la chronologie de mes billets, mais voilà, j'ai zappé Tero Saarinen au théâtre de Chaillot, le samedi 15 mars. Je dois d'autant plus me flageller que ce spectacle fait partie de la catégorie "WÔW" (à différencier de "WAW"). Comme disait la souris à la fin : "Il y a Paquita, et puis il y a ça : choisis ton camp !". Je pense que c'est assez vite vu. 8 chanteurs, 8 danseurs (4 hommes, 4 femmes pour chaque groupe). A capella pour les chanteurs du Boston Camerata, pour des chants traditionnels (religieux ?), la Tero Saarinen Company tisse des danses tournoyantes qui donnent parfois la transe. Il flirte avec l'interdit de la danse occidentale, la danse pour la danse en dehors de l'académisme contraignant.

Borrowed Light est à l'image des costumes, blancs et noirs, jouant avec l'éclairage, dentelle déchirée. Une danse d'émotions. 1h10 à la fois lent et intense, étrange sentiment...