L'Orchestre de Paris sait décidément nous offrir des soirées magnifiques. Et je ne sais même pas si Lola était présente, j'ai oublié de vérifier... En revanche, il y avait Hilary Hahn au rang E, et je crois bien avoir vu Matthias Goerne lui faire un petit salut souriant, puisqu'ils ont enregistré ensemble un disque de Bach il y a quelques années (que j'ai fait dédicacer le lendemain par la belle).

Au programme, il y avait d'abord du Messiaen, le formidable Tombeau resplendissant. Splendide. Du premier rang A plein centre, ça décoiffe, ça emporte, immense vague musicale qui submerge. Mais Paavo Järvi n'a pas fini de faire des miracles. Ein deutsches Requiem de Brahms a fait appel à la soprano Marita Sølberget au baryton-dieu Matthias Goerne. Mais tout repose essentiellement sur le chœur, dans cette œuvre. Et le Choeur de l'Orchestre de Paris, sous la houlette de son chef de chœur Lionel Sow, a été absolument formidable.

On en est ressorti abasourdis. Jeudi dernier était une journée riche en émotions qui s'est terminée en apothéose. Une soirée extraordinaire, qui a conquis l'ensemble du public, même les plus critiques. Beauté bouleversante.