L'Orchestre de Paris a fait venir Yutaka Sado à la direction, ravissant l'ami japonais. Et bientôt la souris, que l'aspect sautillant-manga du chef ravit à merveille. Et pourtant, c'est en "España" qu'on débute, avec un Chabrier hispanisant à souhait. Puis un Concerto pour piano n°5 "Egyptien" de Saint-Saëns (on a cherché l'Égyptien là-dedans, mais on ne devait pas avoir le bon profil). Deux découvertes intéressantes !

Jean-Yves Thibaudet étant au piano, avec sa dégaine glamour-punk (totalement gay ?), il en a profité pour quelques bis dont je ne me souviens plus très bien... (Mais ça ne manquait pas d'originalité, de mémoire). Le programme post-entracte nous réservait encore quelques incongruités : Xavier de Maistre à la harpe, pour un concerto de Reinhold Glière, que l'on doit entendre à peu près tous les cinquante ans — ce qui est dommage, par ce que c'était fort intéressant. En rappel, zut, je l'ai sur le bout de la langue... (Serendity sait tout cela, il est ma mémoire annexe)

Et enfin, la suite du Lac des cygnes de Tchaïkovski, qui a fait débat : la souris a été heureuse de découvrir qu'on peut moduler le tempo quand il n'y a pas de danseurs, Agnès Letestu avait l'air totalement dubitative, l'ami berlinois a déclaré "qu'est-ce qu'on en a à foutre de ce ballet ?" (ou quelque chose d'approchant, bref il trouve ça trop emplumé), et moi je me suis souvenu avec émotion de ma jeunesse (à no-culture-land, rappel), parce que ça avait été une putain de découverte, à l'époque (et je n'ai su que ça se dansait que dix ans plus tard environ). Et à présent, il y a Lola au basson, et ça change tout (et la souris à côté pour se faire une mini-chorégraphie des quatre petits cygnes, priceless).

Un petit autographe par l'incroyable Xavier de Maistre, et puis s'en vont heureux à des heures indécentes de la nuit...