Pour la séquence du vendredi 18, nous avions : "Classical Symphony" de Yuri Possokhov (2010, 21 minutes) puis "Chaconne pour piano et deux danseurs" d'Heigi Tomasson (1999, 10 minutes) ; "Ghosts" de Christopher Wheeldon (2010, 30 minutes) ; "Piano Concerto #1" d'Alexei Ratmansky (2013, 28 minutes). Ce programme était composé de deux redif divertissantes du gala (avec les mêmes danseurs : Maria Kochetkova/Hanske Yamamoto, Sasha De Sola/Carlos Quenedit, Dores André/Jaime Garcia Castilla ; Frances Chung/Davit Karapetyan pour la Chaconne), et d'un Ratmansky : l'affaire était très risquée... Mais pour convaincre une souris de venir, il suffit d'un fantôme, ou plutôt de plusieurs : Ghosts de Christopher Wheeldon était fort attendu de la balletomanie parisienne. Avec Sofiane Sylve, Tiit Helimets, Shane Wuerthner, Sarah Van Patten et Luke Ingham en fantômes principaux, et douze autres pour compléter la team poltergheist, le casting était idéal pour hanter le public, sur une composition de C.F. Kip Winger ("Ghosts", 2009).

Mais étrangement, j'ai encore préféré la dernière pièce, oui oui, le Ratmansky, qui a exploité avec malice le concerto n°1 pour piano, trompette et cordes de Chostakovitch, avec Yuan Yuan Tan/Damian Smith et Maria Kochetkova/Vitor Luiz — ainsi que le corps de ballet (encore 12 danseurs) — qui nous montrant des aptitudes exceptionnelles en rouge brique et bleu gris (biface pour le corps, monocouleur pour les solistes), m'ont passablement captivé durant près d'une demi-heure. Je ne m'y attendais pas du tout ! Une découverte comme j'aime en faire, pour une compagnie qui sait jongler avec ce genre d'œuvres.

Une soirée sans Mathiiiiilde ajoutée, mais tout de même fort bonne au final !