L’orchestre de Paris avant sa tournée a retrouvé son Paavo Järvi (mais a perdu sa Lola). Dernier rang centré de premier balcon, la souris au loin sur le côté (2e catégorie, donc ? Soit.), toute une tripotée d’amis et amies dans tous les coins, ce n’était pas forcément pour l’ouverture de « Genova » de Schumann, mais bien plutôt pour la belle, la voluptueuse Khatia Buniatishvili. Forcément, JoPrincesse était dans la salle ; forcément, on a fait des plans pour les épousailles…

Edvard Grieg et sa célébrissime ouverture du Concerto pour piano en la mineur, op.16, qui met tout de suite à épreuve la mèche de Khatia, avant le thème principal, magnifiquement interprété, et un duo avec le violoncelle, à un moment, que l’on entend à peine (si l’on sait qu’il est là), sur la vidéo de répétitions.

On est heureux, on a même un bis (que la communauté ninja a du mal à déterminer, ça penche pour du Chopin). L’orchestre revient seul, après l’entracte : Jean Sibelius, Symphonie n° 2 en ré majeur, op.43, bois enchanteurs, forêts nordiques. Ça sent le sapin. Soirée nordique. Magnifique.

Il était raisonnablement tard, mais pour être certain de se téléscoper encore avec une sortie du Zénith, pour la deuxième date unique de l’orchestre de Paris un mercredi, rien de mieux qu’un bis : l’Onéguine classique d’avant-départ en tournée (fit remarquer Christian qui ne regretta pas sa fuite : c’est vrai…). Pas de séance signature pour nous retarder encore (ça aurait annulé l’attente en bloc pour accéder aux quais) : à la Philharmonie, il a été totalement oublié que parfois on aimerait rencontrer l’artiste en fin de concert, alors que le disquaire dans un coin, ratant la moitié du public sortant, est tout emmitouflé dans les courants d’air…