Le même Wiener Philharmoniker, le lendemain : c’était imprévu, mais Laurent tenait à faire profiter de places qui lui retiraient quelqu’occasion de se reposer (oui, quand même, parfois, ça lui arrive…). La souris fut hésitante : Brahms ? Mais on nous a appris à ne pas gâcher : un rang A (le second, car il y a un AA en formation d’orchestre, lorsque la fosse est recouverte), ça ne se refuse point. Toujours Eschenbach à la tête de la formation, mais surtout Leonidas Kavakos au violon, pour le concerto qui va bien (et les deux bis au Bach). Chez les riches, on a de l’espace et on n’est pas embêté par les voisins. Mais on entend la forte respiration contrôlée de Kavakos : c’est un peu comme voir les coulisses, intrigant mais gênant.

Et puis la symphonie n° 1, que je dois probablement régulièrement oublier — parce qu’elle n’a pas les airs lancinants et marketing des fausses jumelles n°2 et 4 ? — et qui pourtant ne manque pas de mérite, avec des notamment des morceaux de bravoure aux trombones. Une belle redécouverte !

Mais malgré la belle (autre) danse hongroise de rappel, comme le veut la loi, la souris ne fut pas plus séduite que ça par l’affaire… N’aimez-vous pas Brahms ?