Lorsque Lola apparaît, Dieu n’est pas sur scène ; et inversement. J’en ai donc déduit que pour que l’équilibre de l’Univers soit respecté, il n’est pas possible que Lola Descours et Matthias Goerne partagent le même espace en même temps. Revoyons la séquence pour mieux étudier le phénomène.

L’orchestre de Paris est en place, Paavo Järvi est devant. « La mer, trois esquisses symphoniques » de Claude Debussy : Lola nous entraîne. Lieder de Gustav Mahler orchestrés, « Zu Straßburg auf der Schanz », « Nicht wiedersehen », « Das irdische Leben » (Des Knaben Wunderhorn), « Nun seh' ich wohl, warum so dunkle Flammen » (Kindertotenlieder), « Urlicht »,  « Phantasie aus Don Juan », « Revelge » (et un bis non répertorié) : Matthias Goerne nous met en pâmoison. Tableaux d’une exposition, Modest Moussorgski orchestré par Maurice Ravel : quel bonheur, quelles vibrations, quelle Lola !

Une fort belle soirée de redécouverte !