Alors que l’anime est en pleine incise de retour en arrière, tandis que Naruto et Sasuke étaient en très mauvaise position, ce qui indiquait que les dessinateurs avaient encore rattrapé leur retard sur le manga papier (que je ne suis plus depuis belle lurette), voilà que sort pour la première fois au cinéma un Naruto « The last », comprendre : une conclusion des aventures, qui arrive donc après la dernière (4e) grande guerre des ninjas. Que faire ?

Ne pas y aller serait bête : pour une fois qu’il n’y a à pas à pirater, ni à attendre, pourquoi ne pas encourager de telles diffusions cinématographiques ? Mais en même temps, c’était l’assurance de se faire allègrement spoiler. Ça n’a pas manqué. On voit déjà qui a survécu (et dans quel état). On aperçoit quelques pupilles qui en disent très long. Il faut bien avouer que ça tue une partie du suspense des excellents épisodes actuels, pour une histoire qui est un peu plus cul-cul-la-praline comme savent si bien le faire les Japonais. Mais bordel, ça fait des années (une bonne douzaine) qu’on attend qu’Hinata fasse sa déclaration à Naruto, alors on n’allait pas laisser passer ça !

Bref, un méta-épisode semi-niais pour les fans, mais où le traducteur n’a pas les mêmes guidelines que les fans — d’où des « ondes tourbillonnantes » pour les rasengan —, et où l’on voit de nouvelles choses, tout en se demandant comment le gros-nouveau-méchant-mais-en-fait-il-est-gentil-au-fond (encore un qui devra expier…) peut bien mettre la misère à notre héros à super pouvoirs (en même temps, il a une nouvelle coupe de cheveux à la Takeshi assez moche, qui a mon avis doit avoir un impact sur ses pouvoirs — c’est un peu l’effet Dragon Ball Z, de toute façon). Hinata-chan devra retricotter 4 ou 5 fois son écharpe, mais qu’on se rassure : ça se termine bien (et ils eurent beaucoup de petits ninjas).

(J’attends donc les fanpics avec Hinata en mode hentaï — on sait que c’est de loin mon personnage préféré tout mangas confondus, avec Asuka d’Evangelion)