Des jolies filles amoureuses qui se lèchent : voilà exactement le genre de pitch qui me plaît beaucoup. « Summer » (Sangailė) est dans cette loooooongue vague des films réalisés par une femme (Alanté Kavaïté) sur l’homosexualité féminine adolescente. D’ailleurs, entre nous, si on veut faire un film d’amour de nos jours, c’est tellement rebattu, qu’il vaut mieux encore aller voir de la lesbienne — parce que le gay, lui, ça va pas le faire, mais alors non, alors que des filles, c’est mignon, c’est fait pour se léchouiller (regardons les dernières pubs pour vêtements dans Paris…).

Je ne comprends pas pourquoi les super-algos de recommandation n’associent pas naturellement « Fucking Åmål », qui est le dernier film du genre où le sous-titrage était au-delà de l’obligatoire (peut-être parce que 1999, c’est loin — ça ne me semblait pas si vieux non plus…). Le lituanien, y’a pas à dire, ça ressemble un peu à rien (parfois un mot ressemble légèrement à de l’Allemand). La Lituanienne, en revanche, ça ressemble à quelque chose de fort léchouillable : Julija Steponaityte d’un côté, grande perche brune jamais heureuse, modèle top-modèles d’aujourd’hui, foutue comme une déesse ; Aiste Dirziute de l’autre, la déglinguée folklo qui colle des chaises au plafond, à pétrir. Pour une fois, on nous évite les tergiversations sur l’identité sexuelle : l’héroïne auto-scarifiée couche au premier soir avec le garçon du nouveau groupe (un homme très heureux, j’vous le dis), sa co-héroïne n’a pas trop de mal à l’emballer non plus. Finalement, il nous reste la classique histoire d’amour, avec plein de fashion, d’avions (ah, la voltige, cette parabole !) et de léchouillage dedans (avec des scènes érotiques explicites, réalistes et choupies, pas comme dans l’affreux La vie d’Adèle).

Un bon film, avec des jolies filles, avec une jolie histoire entre personnalités opposées qui s’équilibrent, sans trop de prétentions, avec de jolies images, parfois prises par des drones (innovation fort sympathique), et de la léchouille juste ce qu'il faut.