Ç’aurait dû être la troisième soirée à trois. Mais il y en a une qui a déclaré forfait. Non qu’elle n’ait pu intriguer pour arriver à temps (elle a de la ressource, quand il faut !), mais ce fut bien la seule à rejoindre le second balcon officiel — où paraît-il le choeur de chambre Les Éléments était trop fort — au lieu de se replacer comme des ninjas civilisés au parterre. Quand il n’y a pas d’entracte, il faut viser juste du premier coup. Pourtant, Ein deutsches Requiem, c’est depuis longtemps notre pèlerinage, mais je suis le plus sentimental. Et puis il fallait que je fasse découvrir ça à la souris.

Emmanuel Krivine, La Chambre Philharmonique, la grande Camilla Tilling (soprano) et Rudolf Rosen (baryton) pour une très belle interprétation, mais qui manquait un peu de profondeur au parterre — saleté de Philharmonie, décidément. Le public, pour une fois pas trop pénible, quoique souffrant toujours de tuberculose, n’a pas attendu une seconde pour applaudir.