Quand il y a du Gardiner, William Christie et ses Arts Florissants ne sont jamais bien loin dans la programmation pour lui donner le change pascal. Messe en si, toujours Bach, Philharmonie aussi, Katherine Watson (soprano), Tim Mead (contre-ténor), Reinoud Van Mechelen (ténor), André Morsch (basse). Pas d’entracte cette fois non plus (la Saint Jean a aussi été d’une seule traite) : il a donc fallu se replacer depuis l’arrière-scène pour espérer entendre quelque chose. Hinata-chan étant deux rangs devant et pas forcément bien décidée à bouger, malgré ses déconvenues de la veille, j’ai donc pris le parti de rallier le côté cour (places marrons), où trois places étaient libres. Et comme la miss n’était plus à sa place, j’ai remarqué qu’elle s’était mise à l’exact opposé, au fond du côté jardin, aussi à côté de deux places libres. No comment.

Derrière moi, une petite fille faisaient de suspects bruits de succion (avec une sucette, on pouvait espérer plus ludique). Et puis ensuite, durant l'oeuvre, elle s’en est allée régulièrement demander bien des choses à sa mère. Avant de quitter avec elle la salle une minute avant la fin. Côté miracles, pour cette soirée, on repassera. Ah si, durant un de ces passages émouvants de la Messe en Si, vers le premier tiers (bien avant le Crucifixus qui m’émeut toujours tant — vous ai-je raconté comment dans la cambrousse paysanne de province de ma jeunesse j’avais dû mener une enquête incroyable pour retrouver à quelle oeuvre cela appartenait, avant d’attendre deux ou trois mois ma commande à la Fnac ?), pas loin devant Hinata, un couple de mecs balèzes avec des tatouages partout et de grosses barbes s’enlaçaient amoureusement. Ça a fait ma soirée.