Une rediffusion du superbissime Rosenkavalier de Herbert Wernicke !

L’un des meilleurs moments d’opéra. Au début, j’ai cru que c’était une autre production qui était donnée. Ensuite, j’ai confondu cette mise en scène avec une autre (je visionne bien des miroirs et une salle/scène de bal — pour les miroir, j’étais bon, mais avec quoi confonds-je ?…). Mais dix ans plus tard, j’avais toujours dans l’oeil la rose d’argent, les costumes blancs, l’escalier qui s’avance, le lit au milieu… Quel bonheur. Avec ses tarifs absolument ahurissants, Bastille a réussi le tour de force d’avoir une salle franchement vide — apparemment 15 à 20%, mais surtout sur les places les plus chères ! En dernière minute, l’accueil était exécrable et les tarifs incroyables (35€ pour les jeunes, 50 pour les vieux !). L’opéra a tenté de réagir en inondant d’offres promotionnelles (que je ne pense pas avoir reçu), ce qui a eu comme effet positif notable de me faire revoir B#4 (ah !…). Mais cette fois, j’étais surtout accompagné de la souris : profitant de la revente d’un ninja, replacement au premier balcon, parfait pour lire tout le texte de Hugo von Hofmannsthal de ce Chevalier à la rose sans se casser le cou et tout en profitant de Philippe Jordan dans la fosse — comme il y a dix ans !

Je n’aurais de cesse de dire à quel point j’adore Richard Strauss à l’opéra. Il reste mon compositeur préféré. Avec une bonne équipe, l’alchimie emmène vers des sommets. C’était clairement le cas pour cette dernière — malheureusement, mon emploi du temps était totalement incompatible avec toutes les autres représentations. Michaela Kaune pour Die Feldmarschallin, Peter Rose en Baron Ochs et surtout, pour incarner Octavian, Stéphanie Houtzeel qui remplaçait Daniela Sindram pour cette seule date, superbe — dans tous les sens du terme, de la Deutsche Qualität made in USA!

Très belle soirée d’opéra, que je retrouvais pourtant sans plaisir (les salles parisiennes rivalisent vraiment pour dégouter les spectateurs de venir, c’est incroyable).