C’était la dernière de Paavo, notre bienaimé Paavo Järvi de l’Orchestre de Paris, qui avait annoncé dès 2014 qu’il quitterait l’orchestre à la fin 2016. On s’y attendait mais on osait à peine croire à l’échéance (un peu comme quand l’ouverture de la Philharmonie a bien eu lieu…). Replacé de face au parterre, pour bien profiter de cette 3ème symphonie de Mahler, avec l’alto Michelle deYoung, superbe, la soirée s’est déroulée à merveille jusqu’à l’ovation finale, puis une autre ovation, puis un discours pour offrir une lettre originale de Berlioz (Eschenbach n’avait-il pas eu aussi un cadeau du genre), Lola de toute beauté et resplendissante (elle reste, évidemment), et puis le cadeau musical de l’orchestre (non identifié, mais ça sonnait bien la scandinavie–pays baltes ce morceau…), et re-ovation, et puis il va falloir se quitter quand même — mais on se reverra dès 2017 parce qu’une place intérimaire a été créée, et en 2016 Paavo viendra avec son NHK du Japon.

Un chef d’orchestre à la personnalité très attachante et vraiment très grandement et sincèrement apprécié, et même : aimé.