Ouverture de la saison en grande pompe avec la suite des programmes Bruckner par Barenboim et le Staatskapelle Berlin. Mais d’abord, parce qu’il faut se faire plaisir et qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même, un peu de Mozart avec l’archi-connu concerto n°24 et Barenboim derrière le clavier et dirigeant depuis son tabouret. Étrange apéritif pour introduire la symphonie n°4 de Bruckner. Disposition d’orchestre de combat : contrebasses au fond, seconds violons à droite avec altos, violoncelles à gauche. Voilà qui augure bien et fort. Frissonomètre à fond. Ça se termine d’ailleurs par une standing ovation au parterre, où l’on entend décidément largement bien mieux — merci aux tarifs indécents qui ont laissé pas mal de sièges libres dans la salle.