Pour cette troisième session Barenboim/Staatskapelle Berlin, Serendipity fit son retour à la Philharmonie et son fidèle clan de ninja, après un an d’absence. De quoi mettre notre voisine de replacement en convulsions — et tester encore une fois la stupidité architecturale de la Philhar, où il fut difficile d’alerter ouvreurs et médecin, puis d’évacuer la pauvre femme, pendant que l’orchestre continuait son Concerto pour piano n° 26 de Mozart, avec Barenboim à la direction et derrière le clavier. Alors que dix minutes plus tard, à l’entracte, on commençait enfin à évacuer la victime, Laurent tenta l’hypothèse que l’interprétation de Barenboim ne devait pas être tout à fait étrangère à tout cela. Nonobstant ce que je pense être un rapide déraillage au début de l’oeuvre, il est vrai que ces apéritifs n’avaient rien de très intéressants ni mémorables.

En revanche, la Symphonie n°6 d’Anton Bruckner, avec ses relents de Lawrence d’Arabie (on est d’accord que le thème principal a été plus que largement inspiré ?) était superbe, quoique plus difficile d’écoute attentive.