Le GNAM (Galleria Nazionale d'Arte Moderna) est un peu paumé en périphérie de la villa Borghèse, qui n’a vraiment de villa que le nom, puisque c’est un grand jardin avec quelques bâtisses, et finalement la plus grande est ce très beau bâtiment aux volumes intérieurs impressionnants, d’autant qu’ils sont remplis de vide. Mon oeuvre préférée, c’était ce chiotte couché, en plein milieu d’une salle : au moins, il annonçait la couleur et le foutage de gueule… Il y a quand même deux ou trois choses à sauver, dans cette resucée d’un affreux Palais de Tokyo. On va dire que 90% servirait bien à faire du compost, 8% pas mal du tout, 2% de chef d’oeuvre. Dont un Klimt, les 3 âges. On se demande comment il a atterri ici, le pauvre, dans un coin obscur d’une énième belle salle (car il y a 1100 oeuvres dans 55 salles ! Mais il ne faut pas trop se laisser abuser du name dropping : de Rodin, il n’y a qu’un dessin préparatoire, par exemple).

Heureusement, en ce premier dimanche du mois, le prix était à la hauteur : c’était gratuit !