Cette mise en scène de Stéphane Braunschweig a frappé dès le début mon binôme. Alors que moi, j’ai mis plus de temps pour m’en souvenir. Effet classique de l’un biais cognitif : le passé médiocre est inconsciemment occulté. Don Giovanni tournez-manège. Une nouveauté : Claire Tran dans les demoiselles de petite vertu (oh oui !) ; mais je l’ai su trop tard, et elle était tout le temps masquée… Chez les chanteurs, seul Robert Gleadow, en Leporello, a été recyclé. Cette fois, c’était Jean-Sébastien Bou en Don Giovanni, Myrtò Papatanasiu en Donna Anna, Julie Boulianne (Donna Elvira), Julien Behr (Don Ottavio), Anna Grevelius (Zerlina), Marc Scoffoni (Masetto) et Steven Humes (Le Commandeur). Les femmes étaient le meilleur de cette distribution. Et comme la fois précédente, Jérémie Rhorer et son Cercle de l’Harmonie (avec le choeur de Radio France en renfort). Ça fit le job.

Et puis, une remarque de mon binôme m’a laissé pensif. Et je me suis dit que c’est comme la mise en scène : c’est pas faux, mais ça me semble à côté. Rater l’essentiel. Et du coup, je me suis dit qu’il était p’têtre temps de relire Ariana (remember…). Alors je suis allé sur web-archive, fouiller le passé (12 février 2007…). Et j’ai retrouvé, les deux billets sur Haneke. Et là, lumière ! Comme quoi, tout est une question de timing.