Je croyais qu’il s’agissait d’une messe en si. Alors quand ça a commencé à chanter en anglais, et puis que je me suis dit que tiens, je connais par coeur, mais c’est pas du Bach, j’ai compris que j’avais un peu mélangé mes neurones… Bref, c’était le Messie de l’année — allelujah ! Comme mon binôme est arrivé très à l’arrache, que j’avais croisé un ami et qu’à chaque fois que je n’ai pas ninjaïsé, je l’ai beaucoup regretté, cette fois j’ai abandonné la miss pour rester au parterre (et puis un abandon pour un autre, quoi). Même si le Messie, c’est thaumaturge sur l’humeur (ce qui tendrait à être considéré comme une existence de Dieu, étant donné la difficulté du miracle ?). Cette interprétation par William Christie était bien lente. On a terminé d’ailleurs a des heures indues. Une bonne partie du public n’a du coup pas trop apprécié. Mais la qualité sonore de l’ensemble et des solistes (Katherine Watson, soprano ; Emmanuelle de Negri, soprano ; Carlo Vistoli, contre-ténor ; Samuel Boden, ténor ; Konstantin Wolff, bass), qui m’ont d’ailleurs conforté dans mon choix de rester de face (surtout pour le premier chanteur, dont j’ai eu confirmation qu’on ne l’entendait pas, en haut, et que pire encore le son fluctuait) en ont produit une très belle mouture, sur le plan esthétique. Et on ne me reproche jamais de bouder mon plaisir. Amen.