Je me suis vraiment demandé pourquoi, pourquoi diable avais-je pris ce billet qui n’avait pas l’air a priori d’être plus justifié qu’un autre dans la saison. Orchestre de Paris, chef qui ne me dit pas grand chose — Juraj Valcuha —, violoniste qui ne me rappelle rien, même si on m’en dit un très grand bien — Vadim Gluzman. Et puis y’avait pas Lola, elle était remplacée par une contrefaçon chinoise — coiffée pareil, même silhouette, mais non, pas la même.

Mais c’était avant d’y regarder de plus près. Béla Bartók, Quatre Pièces op. 12 : déjà, ça commence avec de l’original. Puis le Concerto pour violon n° 2 de Prokofiev, suivi parce qu’il était toujours en forme (et que j’avais du mal à photographier sa superbe chemise mesure, même en étant dans les premiers rangs de parterre de la Philharmonie) un tout aussi compliqué Ysaÿe (sonate pour violon n.2 op 27, Les Furies). Et après l’entracte, le génial Sinfonietta de Leoš Janácek (que j’étais sûr d’avoir récemment entendu à la Philhar alors que non, 2013… Flippant).

Alors oui, clairement, il fallait venir.