Quel ennui ! À Chaillot, le dimanche, c’était Roméo et Juliette, un vieux Preljocaj. Il faut virer tout ce qui n’est pas un pas de deux, grosso modo. Vous voyez les jardiniers du Parc ? Ceux qu’on oublie tout le temps ; et bien là, c’est un peu tout le temps, mais en nazis-de-service (déjà qu’ils sont à l’opéra, ils sont partout !). Les Montaigu sont des manants, les Capulets des fachos. Certes… C’est mou, c’est plutôt grossier, ça ne tient pas debout, c’est souvent inintéressant — et la musique de Prokofiev est aussi modifiée de manière pas terrible.

Et puis les pas de deux, fabuleux parfois. On enlève une heure sur les 1h30, au moins, et on a un quasi-chef-d’oeuvre. Si ce n’est que ça termine en se découpant au coupe-chou, un ridicule final. Il y a des oeuvres qu’il ne faut surtout pas hésiter à remodifier quand on gagne en expérience (sauf quand on s’appelle Spielberg ou Lucas, là au contraire on ne touche pas !!). En plus, Preljo était là, aux saluts.