C’était blindé. C’est la seconde fois depuis le début de la saison que j’ai dû me contenter des places de retardataires (un peu les équivalents des ZZ de Pleyel…), qui ont toujours le même inconvénient : le public bruyant, mal élevé, inconséquent. Et pourtant, il y avait parmi les pestiférés le vieux directeur des Piano 4* — m’a indiqué un autre ninja d’infortune. Ce n’était pas forcément trop grave pour cette première partie de la dernière reprise du cycle Barenboim-Staatskapelle de Berlin, communément le Mozart de service, cette fois-ci l’originale symphonie concertante pour violon, alto K 364, avec Wolfram Brandl au violon et Yulia Deyneka à l’alto, qui fait passer un bon moment sans marquer outre mesure les esprits.

Direction l’arrière-scène, à l’entracte, pas vraiment à ma place mais à la même hauteur. Je vois que des ninjas ont réussi à se mettre de face au parterre, finalement, et je repère trop tard une place près d’un d’entre eux. Pas grave : c’est une bonne occasion d’observer la partition de la symphonie n°1 de Bruckner, et Barenboim de face (avec son air toujours sévère). Et puis il faut bien tester cette acoustique de derrière, sait-on jamais, alors autant le faire sur la symphonie la moins excitante du lot. C’est pas si mal, derrière. Mais j’ai eu la même écoute qu’au CD avec ma super-platine, quelque part. Il semblerait que de face aussi, c’était le cas…