Pour le 2e concert du troisième tiers de la série, le Mozart de service, dont on dit qu’il était là pour attirer une foule effectivement bien toujours bien présente, c’était le concerto pour piano n° 20 et Barenboim derrière le piano. Disclaimer : même les ninjas n’ont rien trop remarqué qu’un léger déraillement, peut-être. Mais l’un d’entre eux, plus averti, a bien perçu l’affaire : à un moment, le piano s’est oublié, l’orchestre n’a plus trop su où il habitait, a commencé à cesser de jouer au fur et à mesure, et alors Barenboim a improvisé une séquence ni vue ni connue pour resynchroniser tout le monde, et c’est reparti. Il paraît qu’une fois, il y a fort longtemps (lorsqu’il prenait la direction de l’orchestre de Paris), il avait tellement merdé qu’il y avait eu un blanc. Le métier rentre, et l’orchestre du Staatskapelle Berlin est expérimenté. On y a vu que du feu, et les caméras rien du tout, car elles étaient toutes coupées. Comme par hasard.

Bref, après l’entracte, la spécialité du chef, Anton Bruckner, symphonie n° 2, lyrique et prenante. Mais pas encore tout à fait brucknerienne.