Toujours avec les caméras coupées pour le Mozart syndical (concerto pour piano n° 22), une troisième de Bruckner pour un troisième concert d’affilée, du samedi, et une fin de cycle d’intégrale (à l’exception de la rare symphonie n°0, que je n’ai donc jamais entendue). Cette fois, il y avait quelques zones libres, mais décidément je n’ai clairement pas compris selon quelle logique les différents concerts se sont remplis. Parce que la 3e, je la dirige de mémoire, moi aussi. Tout en jetant quelques regards haineux derrière moi, à mes bruyants voisins — je trouve que le public vieillit encore plus qu’avant à Pleyel, avec des croulants dans tous les sens, etc.

Dernière symphonie mouvementée, s’il en est : à la fin de la 1ère partie, Barenboim s’enfuie en coulisse. Plus rien pendant cinq minutes, durant lesquelles une partition arrive de l’autre côté de la scène et remonte jusqu’au 1er pupitre des seconds violons qui procède à un échange. Barenboim revient enfin. Apparemment, c’est à ce moment qu’il porte un pansement au pouce (non remarqué jusqu’alors, et je ne pense pas qu’il ait joué au piano avec). Et puis juste après la reprise, bim, le contrebassiste côté jardin s’enfuie à son tour un peu vite, en grand fracas (avec quelques difficultés pour fermer la porte, ce qui occasionne plus de mouvements encore). RAS jusqu’à la fin, si ce n’est une perte de bâton de timbales — le concert de tous les dangers. Un très beau concert final malgré tout.