TCE, Antoine Tamestit à la direction, son amie B#4 (à cheveux courts) dans le (rare) public. Avec la souris, on a senti le Schnittke. Alors c’est sûr que le Mozart n°4, symphonie d’enfance (9 ans…), n’a de réel intérêt qu’historique, mais constitue le petit saucisson d’apéritif qui ne se refuse pas.  C’est pour le Monologue, pour alto et orchestre, de Schnittke, qu’on venait. Et pas pour rien. Quelle splendeur.

Un Concerto pour alto et orchestre en sol majeur de Telemann pour se remettre baroquement en jambe — avec ce petit goût de camembert, cette fois, quand les cuivres peinent à suivre, parce que les instruments d’époque, c’est traitre. Et enfin de nouveau du Mozart, symphonie concertante pour violon, alto et orchestre K. 364, où Tamestit dirige encore de la génuflexion et du rare archer, avec Deborah Nemtanu au violon. Exercice peu facile…

Il a alors cette idée splendide, pour le rappel, annoncé à l’issue d’un petit discours : finir par une Polka de Schnittke. Ou comment se mettre le public dans la poche.