Olivier Latry est manifestement une superstar. Avec des billets pas cher, en plus, on pouvait en ce dimanche après-midi post-messe se positionner au second balcon de face de la Philhamonie pour 10€. En face de l’orgue, donc, mais moyennant un gros réflecteur au milieu. Pas sûr que c’était idéal, au final. Ça gênait un peu la vue, en tout cas. Mais la seule console blanche sur scène (vive la fibre optique !), laissait entrevoir le jeu de l’organiste, et ça, c’était génial. Mais le pékin moyen plutôt très âgé et tuberculeux, ça, c’était pénible. On ne peut pas tout avoir.

Ces « Cathédrales sonores » ressemblaient à un pot pourri, mais c’est un peu le jeu de l’orgue, avec les impros que l’on n’a malheureusement pas eu. Claude Debussy, La Cathédrale engloutie (tr. Léon Roques), plaisant. Gabriel Fauré, Sicilienne (tr. Louis Robilliard), belle retranscription qu’on garde en tête. Louis Vierne que j’adore, Symphonie n°4 (Finale). Charles-Marie Widor, Symphonie gothique (Andante sostenuto), quelque chose (de pas gothique) ! Richard Wagner, Prélude et Mort d'Isolde (tr. Edwin Lemare), pour frissonner, même si je me dis que ça marche mieux quand on l’a déjà en tête avec un vrai orchestre (ça devient compliqué, à un moment, de faire toutes les voix).

Entracte, on retrouvera Serendipity plus tard parce que la salle est anti-sociale (sauf quand on est au même étage, et encore !).

Franz Liszt, Fantaisie et Fugue sur "Ad nos, ad salutarem undam », une assez longue oeuvre que l’on sent bien écrite pour l’orgue ! Quand on commence à tripoter les différents sons loufoques de cet instruments, c’est que ça devient sérieux. Ai-je déjà dit à quel point j’adore l’orgue, pour moi le meilleur instrument de tous ?

Et puis du rappel ! Nikolaï Rimski-Korsakov, Le vol du bourdon (évidemment). Johann Sebastian Bach, enfin, Sinfonia de la Cantate BWV 29 (il faudra penser à nous faire un full-Bach, vraiment. VRAIMENT. Y’a pas tout le temps ma tante à l’église pour m’en régaler — heu, c’était quand la dernière fois, il y a 10 ans ? Plus ?). Et reprenant un titre du disque gravé selon le concert que j’avais raté l’an passé (un mélange d’agenda, alors que j’avais une place…), La danse du sabre d’Aram Khatchatourian en retranscription des plus ludiques.

Une signature sur mon programme (plus aucun disque, totalement écoulé malgré son prix prohibitif), et on se dit à l’an prochain ?