Encore une fois, pas de Lola. Qui a vu Lola ? Je crois que l’ami berlinois suspectait la remplaçante au basson d’être de l’orchestre de chambre de Paris (ses cheveux me disent bien quelque chose…). OÙ EST LOLA ?? Je lance un avis de recherche. Si vous avez des informations, laissez-les moi en commentaires. Sinon, ce sujet grave devrait être au minimum au sujet de la présidentielle qui se profile. Il faut retrouver Lola.

Où est le chef ? Jaap van Zweden a disparu — « raisons personnelles », il ne convole pas avec Lola, quand même ? Suspect. Remplacement par Andris Poga. Heureusement, il restait Truls Mork. J’ai quand même pris un billet de train à l’arrache après mon cours pour revenir à temps — 35 minutes pour faire un Montparnasse-Philhar, défi relevé. Concerto pour violoncelle de Dvorak, forcément ça valait la peine. Un bis mélancolique, la sarabande de la suite pour violoncelle n.2 de Bach.

La salle était bien pleine, et l’étude de marché des places disponibles, en arrivant à 20h34, a été vite réglée : les voisins ne paraissaient pas trop suspects ; mais finalement, les deux avaient des anches aux sinus, surtout le voisin de droite, pourtant plutôt jeune. Déménagement post-entracte, j’attrape l’ami berlinois au vol, « coincé entre deux thons, mais que fait cet architecte ?? Ça gâche le plaisir du concert » — pas faux —, et on se trouve juste après la rambarde sur l’allée centrale deux places. On a plus de place pour les pieds, donc on y voit moins bien. Grosse 5ème de Prokofiev, inventive à souhait, orchestre motivé. Mais la salle ne répond pas ; ça ne vibre pas ; comme souvent, on ressort un peu frustré.