Ballet du dimanche à Chaillot, place plein centre et devant : heureusement parce que sinon, si ça avait été le soir et loin, j’aurais certainement dormi de bout en bout dans la pénombre. 1h40 de Teshigawara dans le noir, c’est dur. Surtout que si au début on avait du Messiaen (Fête des belles eaux, 1937) avec force ondes Martenot, ça a ensuite dévié vers du Toru Takemitsu qui est, grosso-modo, du Varèse (Air, And then I knew t’was Wind, Toward The Sea, Les Yeux Clos, For Away, Rain Spell). Je ne déteste pas en soi mais au bout d’un moment, c’est assez fatigant. La souris a failli devenir folle, c’est une fille épidermique, quand même (pléonasme ?). Bref, la deuxième partie était d’autant plus longue que si au début c’était assez rapide et fun au niveau des mouvements des 5 danseurs (pour une quinzaine de musiciens de l’ensemble intercontemporain), c’était ensuite beaucoup plus lent et contemplatif, une sorte de butô remixé. « Flexible silence » est censé être le reflet d’une réflexion métaphysique entre la musique et le silence (qui n’arrive qu’une seule fois au final, déclenchant des applaudissements précoces : échec…). Mitigé.