« Il Ritorno d'Ulisse in patria », ça donne toujours l’occasion d’un petit pèlerinage Monteverdi. Avec peu de replacement, mais assez pour apprécier la mise en scène Mariame Clément, totalement délirante, qui m’aura fait bien rire. Si rien ne va trop avec rien, c’est assumé et certaines trouvailles font oublier le côté un peu cheap.

Ulisse doit retrouver Penelope, et ça se comprend, parce que loin d’être fictive, c’est Magdalena Kožená. Ulisse en a bavé, et on comprend que Rolando Villazón ait parfois un peu du mal, surtout vers la fin. Outre Emmanuelle Haïm à la baguette (avec son son concert d'Astrée), le reste de la compagnie était de fort bon niveau — Katherine Watson (Giunone), Kresimir Spicer (Eumete), Anne-Catherine Gillet (Amore/Minerva), Isabelle Druet (La Fortuna/Melanto), Maarten Engeltjes (L’Humana Fragilità/Pisandro), on va arrêter là le name dropping parce que la distribution est une véritable armée.

Une armée de prétendants, d’ailleurs. Mais au final, le meilleur des prétendants est celui qui bande le plus. Ulisse massacre (un moment BD-Lichtenstein très bien trouvé), on sort à pas d’heure, mais heureux.