La salle du TCE était blindée de chez blindée, comme rarement. Qui l’eut cru ? Serait-ce pour la voluptueuse et envoutante Khatia Buniatishvili ? Ou pour le Rotterdams Philharmonisch Orkest ? Certes Yannick Nézet-Séguin, mais… Ou alors, c’était le programme.

Bernstein, On the waterfront, avec des percussions endiablées au début, puis des couleurs vives, un vrai régal, mais injustement méconnu, non ? Plutôt le Gershwin, Rhapsody in blue, voilà le secret ! Khatia in blue. Khatia rhapsodique. Vue de dos, miamesque. Un bis endiablé (indéterminé).

Et puis Rachmaninoff, Danses symphoniques op. 45, celui qu’on oublie tout le temps, que rapidement on se dit « ah mais ouiiii », puis qu’on laisse filer, et qu’on ré-oublie un peu (mêmes les gongs finaux)… Un plaisir constant de redécouverte, dirons-nous. Et en rappel gourmand, Candide, très bon ! Très belle soirée, malgré les ouvreuses particulièrement poissonnières.