Qu’attendre d’une flûte enchantée par Christophe Rousset, ses Talens Lyriques et une troupe d’illustre inconnus soutenus par le choeur de l'Opéra de Dijon ? Pas forcément grand chose : on ne peut donc qu’être ravi quand ça fonctionne. Certes le trombone vintage sonne moins que d’époque pour du Mozart, et les Knaben nous ont fait un peu beaucoup tressaillir. On a eu peur au début pour Jodie Devos en Reine de la Nuit (MILF), mais finalement elle nous a réussi son air-clé. Et la Pamina de Siobhan Stagg, comme le Tamino de Julian Prégardien et le truculent beau gosse Klemens Sander en Papageno, bientôt rejoint par la délurée Camille Poul pour Papagena, fonctionnaient très bien. Les apparitions des trois Dames, Sophie Junker, Emilie Renard et Eva Zaïcik étaient de vraies gourmandises. Le Sarastro de Dashon Burton et le Monostatos de Mark Omvlee parfaitement parfaits. Alors avec tout ça, bien replacés de face dans les premiers rangs (et côté couloir, l’idéal de l’idéal) du parterre de la Philharmonie, de prime abord sceptiques, on n’a pu en ressortir qu’enchantés !