Troisième Wang-Ramirez de la saison, cette fois avec une petite équipe de danseurs (mais sans Ramirez), c’était aussi la dernière galère de places disparues du théâtre de la ville, après m’être fait rabrouer par une guichetière fonctionnaire de la Grande Halle de la Villette qui ne m’écoutait tout simplement qu’à moitié — et puis vous savez, c’est informatisé, du coup on a accès à rien !

Everyness était probablement la meilleure représentation de la saison sur le plan chorégraphique. On en sort pas très ému, mais ça a le mérite d’être beau et construit, ce qui est déjà beaucoup étant donné les déceptions et autres spectacles médiocres auxquels on a assisté tout le long d’une saison qui ne laissera probablement rien mémoire. Cette fois, les envolées des danseurs et le gros ballon lumineux laisseront au moins quelques bons souvenirs. 1h10, bien exploitée, avec une musique originale de Schallbauer qui faisait le job (sans être très mémorable non plus, mais de nos jours, le seul fait de ressortir sans avoir la tête comme un gros ballon lumineux est une prouesse). Poétique dans l’ensemble, et si l’on a eu peur avec la partie parlée-théâtreuse, à un moment (la séquence sous acide qui a l’air d’être dans le cahier des charges de tout le monde, aussi…), on s’en est sorti sans trop de mal. Il n’en reste au final que du bon. Ouf !