L’association entre Leonard Slatkin, l’orchestre de Lyon et Hilary Hahn n’avait rien de forcément très évident pour une tournée commencée à Lyon, enchaînée à Munich puis à Paris, à la Philharmonie, avec une salle assez pleine — accueillis comme des malpropres par un jeune ouvreur connard (de temps en temps, on croise de ces émanations de J des jeunesses hitlériennes en errance, pourvu qu’ils disparaisse rapidement), nous sommes montés, avec la souris, au premier balcon, pour profiter de la vue sur Hilary.

D’abord, un John Adams, « Chairman Dances », avec le retour de Spongex® aux percussions, cette fois en auto-frottement. C’est toujours brillant, on se demande toujours : mais pourquoi aussi peu ?? Puis notre héroïne, qui a pris du tour de taille en devenant une MILF (moins que Julia, mais…), pour un concerto pour violon de Tchaikovski avec de fait un public de n00bs qui s’est mis à applaudir après quelque trille acrobatique (oui oui, en plein milieu), puis comme il ne se doit pas après le 1er mouvement. Bis plus original et dansant que le Bach habituel, Partita n°3 en mi majeur, BWV 1006 (quand même du Bach, donc : faut pas pousser !). Et après l’entracte, une symphonie fantastique de Berlioz que la souris a trouvé beaucoup trop lente, suivie d’un bonus, la barcarolle des Contes d’Hoffmann, parce que belle nuit d’amour avec Hilary, quand même.