On atterrit à Rome, on prend le Leonardo Express qui mène en une demi-heure en centre-ville, puis le métro en passant devant des rangées infinies d’automates dont aucun n’est en panne, et une heure après l’atterrissage, on est dans un charmant appartement d’un palazzio avec vue sur impressionnante cour intérieure. Et quand on voit que le prix du mètre carré en centre historique, avec sa hauteur sous plafond démentielle, qui est certes catégorie G mais ce n’est pas très grave quand il fait aussi tempéré, est aussi élevé qu’en banlieue pauvre parisienne (ou chez les terroristes camés intra-muros, au choix), on se dit que bordel, on est quand même très cons, en France, et surtout à Paris. Même les Romains ont réussi à faire mieux. Leur déchéance est moins pire que la nôtre. Ils restent idiot-compatibles (cette manie de construire des salles de concert loin de tout, par exemple), mais la ville est tellement plus agréable ! Rome, c’est comme à la maison — de vacances ? — qu’on aurait rêvé. La lente déchéance est meilleure au Soleil.