Maladain et son ballet de Biarritz font une halte à Chaillot sous un déluge d’applaudissements pour une arche de « Noé », sur la Messa di Gloria de Rossini (du lourd !), qui fait la part belle aux farandoles de tout types, travaillant les effets de groupe autant que la patience, car ce n’est pas parce que c’est bien fait que ce n’est pas lassant à force. Mais surtout, pour un tel calibre de chorégraphe, c’est un peu décevant : on peut mener le spectacle de fin d’année à son paroxysme, ça n’empêche pas de passer un peu à côté de son sujet et de son niveau. De l’ambition, que diable ! Ça arrive tardivement. Pas désagréable, un peu longuet pour 1h10 (eurg !?), il faudra surtout que je m’abstienne de regarder le prix de la place pour ne pas gâcher un non-déplaisir. En fait, c’était assez à l’image de toute la saison cette année. À se demander si c’est bien la peine de renouveler l’expérience de l’abonnement pour l’an prochain, très sérieusement… (Ah, j’ai vu : 12€. Avec la réduction, ok. Sans, la saison prochaine, faudrait pas pousser)