Wonder Woman brille avant tout pour la plastique appétissante de Gal Gadot, qualité juive garantie. Car on a beau être une Amazone-porte-étendard-du-féminisme-trop-super-forte, ça n’empêche pas d’être apprêtée et épilée comme il faut. D’ailleurs, chez les Amazones, on n’est pas moche, sans aucune exception… Bref, rencontrant Chris Pine, tombé du ciel, mais peu farouche, faisant quelques expériences inconnues, Diana part à l’aventure en pleine 1ère Guerre Mondiale contre un soupçonné Hadès germain. Elle est naïve, mais elle ne manque pas de volonté. Une cruche sentimentale sur les bords, qui veut sauver le monde toutes les cinq minutes, et on attend qu’elle nous déclare être vegan à tout moment, entre deux tueries — mais c’était son apprentissage, quelques bribes des temps modernes nous font penser que passé ce prequel, elle sera plus cynique.

Quelques rebondissements dans ce film digne du vendredi soir vont nous mener jusqu’à la divinité moustachue la plus improbable de tous les temps. Mais il ne faudrait pas spoiler l’un des rares intérêts dramaturgique du machin, outre le divertissement quand même plus réussi que le plus-nanar Batman vs Superman qui l’avait annoncée (et qui est explicitement cité en début de film, pour garder une filiation cohérente du nawak). Alors Gal Gadot n’est clairement pas l’actrice du siècle, mais comme on nous a emmerdé marketinguement avec ce « enfin un rôle de superhéroïne ! », c’est de bonne guerre d’en rire un peu et de retourner contre cette rhétorique moderne à deux sous la parfaite plastique de cet essentiellement fantasme masculin. On ira voir le numéro 2.