Les deux premiers épisodes de la dernière mouture de la Planète des singes étaient surprenants : l’intelligent Matt Reeves remettant le couvert pour une dernier volet de trilogie, allons-y gaiment. « War For The Planet Of The Apes » s’avère être un traité de géopolitique entre pas des gens bien malins, mais après tout dans un monde post-apocalyptique ravagé par un virus, où des singes qui n’ont toujours pas tous appris à parler — ce qui nous vaut un vague langage des signes tout le long, ou un signe peut donner 3 lignes de texte à lire en dessous — tentent toujours de trouver leur place. Et si on a du mal à deviner Andy Serkis une fois sous les poils numériques de César (très belle réalisation de singes !), on reconnaît sans peine Woody Harrelson en Colonel, homme impitoyable un peu fanatisé, mais rudement intelligent. Et d’ailleurs, ça fait un peu supémaciste-blanc sur les bords, cette affaire (on remarque qu’il y a encore moins de non-blancs que dans Dunkerk), et c’est un peu étrange, quelque part, ce point de vue racial. Pourquoi pas, après tout…

Mais il y a déjà l’espoir d’une entente avec les humains, sous la forme d’une petite fille récupérée suite à bévue (au moins, on est assez clair que les signes peuvent être aussi cons que des humains, ce qui était déjà évoqué dans le 2e épisode, et là aussi à travers la traitrise de l’ancienne faction extrémiste). C’est donc Amiah Miller, qui devait avoir 11 ou 12 ans au moment du tournage, qui s’y colle sans trop de dialogue puisque muette (mais pas si imbécile, petite incohérence du scénar ?), et sur elle on dira surtout : pedobear loves this. D’ailleurs, cette petite morveuse chez les monstres qui va éveiller une humanité perdue par les humains eux-mêmes, ça m’a franchement rappelé très très fort l’arc Chimera Ants de Hunter X Hunter : non ?

Fort bien.