La MEP a sorti de son placard à merveilles plus de cinq cent clichés que la Dai Nippon Printing Co., Ltd lui a donné pour représenter le Japon à Paris. Grand bien leur en a pris, puisqu’on y trouve Nobuyoshi Araki, Masahisa Fukase, Seiichi Furuya, Naoya Hatakeyama, Hiro, Eikoh Hosoe, Yasuhiro Ishimoto, Miyako Ishiuchi, Ihei Kimura, Taiji Matsue, Ryuji Miyamoto, Yasumasa Morimura, Daido Moriyama, Ikko Narahara, Toshio Shibata, Hiroshi Sugimoto, Keiichi Tahara, Hiromi Tsuchida, Shomei Tomatsu, Shoji Ueda, et enfin Hiroshi Yamazaki. Ainsi qu’à la souris, qui a repéré l’expo peu avant sa disparition, et qui en plus en a collecté le best of.

Parmi mes préférées, la jeune fille à chapeau pointu de Ihei Kimura ; un peu perturbant aussi parce que si l’on compte bien, elle doit taper dans les 70 ans à présent… Le temps passe : tous les photographes ont péri, comme la femme de Nobuyoshi Araki (particulièrement touchant) ou celle de Seiichi-Furuya (le chemin vers le suicide). On suit un cheminement divers de la seconde moitié du XXème siècle, qui dépasse les frontières du Japon, puisqu’un certain nombre de ces artistes ont vécu à l’étranger. Et puis il y a le choc des bombes atomiques, qui est une thématique poignante suivie sur un étage.

Une très belle expo sensible nippone.