La création de Haydn a marqué le début de ma saison 2017, à la Philhar : si l’oeuvre sera de nouveau donnée en 2018, je pense qu’on a passé ce doublon au nom des adieux de Sir Simon Rattle à la direction du Berliner Philharmoniker. Impossible cependant d’avoir des places pour le concert de la veille, du Chosta qui a reçu bien des louanges : c’est complet. Le dimanche suivant, 18h, c’était plutôt vide et très facile de se placer au parterre derrière la rambarde — l’ouvreur a même spontanément proposé plus proche, mais sans ce précieux espace pour les genoux que l’on n’a que là.

En apéritif, il y avait du Georg Friedrich Haas, « Ein kleines symphonisches Gedicht », création française, 5 minutes top chrono, un truc vrombissant dont on ne retiendra pas forcément grand chose. Et puis Joseph Haydn, La Création, avec de nouveau Accentus (Marc Korovitch en chef de choeur), et Elsa Dreisig (soprano, formidable), Mark Padmore (ténor) et Florian Boesch (baryton), tout aussi méritants. En face de Simon Rattle, une jolie disposition d’orchestre et un pianoforte en plein milieu, avec le pianiste qui tout du long a fait du playback : manifestement, il connaît toutes les paroles…