Voici une place qui échappa à ma sagacité lors des réservations. C’est que l’affiche était toujours aussi attrayante que pour les sessions précédentes de Barenboim/Staatskapelle Berlin. Les tarifs sont prohibitifs, de telle sorte que les dernières catégories sont remplies à ras bord. Quelques places écoulées au tout dernier moment, un truc et astuce plus tard, me voici avec la souris un samedi soir à la Philharmonie de Paris.

La tapisserie de violoncelles du fond envoyait du grave. La Symphonie n° 8 d’Anton Bruckner, c’est celle que je surnomme « Batman », à cause du dernier mouvement. Mais c’est plus divers que ça, et Daniel qui vieillit comme tout un chacun essaie d’explorer un peu trop longuement : on en arrive à 1h30 de pièce unique pour ce concert qui n’a pas la contrainte de l’enregistrement au disque. Heureusement, ça reste du fort bon, mais la standing ovation semblait un peu surprenante…