C’est bien connu que quand on en arrive à 9, c’est le début de la fin. En l’occurrence, la série Mozart/Bruckner/Barenboim/Staatskapelle Berlin s’achevait le dimanche avec comme apéritif le toujours très beau Concerto pour piano n° 23 de Mozart, toujours avec Daniel derrière le clavier (en 4a, une vieille dame tombée en pâmoison a même due être extraite — heureusement avant le mouvement romantique que l’on attendait tous).

Et si la veille il n’y avait que la 8ème, la symphonie n°9 de Bruckner était cette fois-ci bien après l’entracte. Je n’avais point de place non plus pour cette session, mais le réseau ninja couplé à un fauteuil musical m’a assuré d’un 1er balcon bien centré dans les premiers rangs absolument idéal. Quelles couleurs ! Jordan, penché sur la rambarde, à côté du directeur, admire. L’annonce post-entracte nous avait prévenu que finalement, il n’y aurait pas de rencontre — un incompréhensible problème d’orchestre à renvoyer en Allemagne, et j’ai surpris Laurent Bayle, qui devait être l’interlocuteur du chef facétieux, en train de rire, à tel point que je me demande s’il était au courant… De fait, à la fin, pour saluer tout le monde et marquer le coup, c’était fleurs pour tout le monde (et autant dire qu’il y a du monde, dans l’orchestre…), mais le chef après quelques aller-retours ne revient finalement pas, entretenant sa réputation sur tous les plans.

On était là pour du Bruckner, et l’on fut servi : c’est le principal.