Je serais bien resté plus longtemps à Hong Kong, d'autant que j'avais trouvé une chambre à très, très pas cher. Mais voilà, il y avait Elektra à la Philharmonie. Ça ne se rate pas. Donc, retour au petit matin, sommeil réparateur de jetlag, sur pied l'après-midi, replacement au dernier rang le soir. Distribution de luxe : Nina Stemme en Elektra, superbe, et Waltraud Meier en Clytemnestre, sensationnelle ; Gun-Brit Barkmin pour Chrysotémis et Matthias Goerne, dit Dieu, en Oreste ; pour compléter, Norbert Ernst (Egisthe), Bonita Hyman (La première servante), Yaël Raanan Vandoor (La seconde servante/La porteuse de traîne — je crois que c'était elle, aussi, le canon), Valentine Lemercier (La troisième servante), Lauren Michelle (La quatrième servante), Kirsi Tiihonen (La cinquième servante), Amélie Robins (La surveillante/La confidente), Christophe Poncet de Solages (Un jeune serviteur), Ugo Rabec (Le précepteur d'Oreste) et Patrick Ivorra (Un vieux serviteur).

À la baguette, Mikko Franck, inspiré à la tête de son Orchestre Philharmonique de Radio France. Parfois, il se lève et descend de son estrade — il fait donc la même hauteur, mais tel le Yoda de l’orchestration, il déploie alors une énergie folle, avant de retourner se reposer sur son siège. Le livret de Hugo Von Hofmannsthal mis en musique par le génie Richard Strauss est toujours aussi riche. Quelle oeuvre, que cette Elektra ! Ça valait bien les treize heures de vol précipitées !