Un Oratorio Noël à Noël, c'est du marketing de Bach ! Ou de Philharmonie. Cité de la musique, puisqu'elle a retrouvé son nom d'origine — enfin ! Quoique, quand on n'ouvre pas la boutique, on peut se poser deux ou trois questions... C'était pourtant la place la plus chère de la saison, au dessus de 30€. Et pour ce prix-là, on est en dernière catégorie, tout en haut derrière des vitres. Mais on entend bien, on a des siège-fauteuil-canapé (ambiance Mk2 biblio), et avec un rhume en rémission, c'est parfait. Marc Minkowski, comme mon binôme, danse en dirigeant les Musiciens du Louvre Grenoble. On a une soprano puissante, Lenneke Ruiten, secondée par une autre non moins puissante, mais aussi : sublime, superbe, fantasmatique, j'ai nommé Hélène Walter, qui à un moment nous est passé derrière pour faire effet écho avec la première (émouvant. Je la mets sur la TOMARRY list). On a aussi : Christopher Ainslie, contre-ténor ; Helena Rasker, alto ; Paul Schweinester, ténor ; Valerio Contaldo, ténor ; et James Platt, basse hipster (on est fan).

Au programme : Cantate I, Cantate II, entracte, Cantate IV et Cantate VI. En bonus : Premier chœur de la cinquième cantate (n.54), toujours de l'Oratorio de Noël. Génial. Sublime — comme une Hélène Walter.