On va voir La Promesse de l’aube en connaissant deux données très approximatives : il y a Pierre Niney et c’est du Gary. Alors quand on voit que Charlotte Gainsbourg est le fil conducteur du film — tandis que Niney est le narrateur absent de la première partie de ses mémoires —, et qu’en fait c’est la biographie de Romain Gary lui-même — qui ne s’appelait donc pas du tout comme ça —, c’est une agréable surprise. Quoiqu’on puisse craindre au début que ce sera un peu ampoulé, mais finalement l’humour caustique, très décalé, l’emporte. Un film profondément humain, touchant, drôle, révoltant aussi, de celui qui grâce à son archétype de mère juive va effectivement devenir un grand écrivain ambassadeur de la France. Fort bon biopic d’Eric Barbier.