Duos et duos de duos de Brahms à la Philharmonie : c’est deux pour le prix d’un ! On a d’abord du piano à quatre mains (Valses pour piano à 4 mains op. 39), puis aux quatre mais se joignent quatre chanteurs, en mode deux fois deux. Ça nous fait donc :

_ Philippe Cassard : piano (de Besançon, précise mon binôme) ;
_ Cédric Pescia : piano ;
_ Natalie Dessay : soprano (sur le retour) ;
_ Karine Deshayes : mezzo-soprano (étrangement employée aussi) ;
_ Werner Güra, ténor émérite du Lied ;
_ Laurent Naouri : baryton-basse, fourni en binôme.

Au programme :  Liebeslieder Waltzes op. 52, puis Neue Liebeslieder op.65

Bon, il n’y a que Werner Güra qui sache chanter du Lied. Production « les grandes voix », ça remplit la salle avec une belle affiche sur le papier, mais il ne faut pas être trop demandeur côté rendu. Le plus improbable étant Dessay, toujours en fin de course (et qui a sûrement retardé la fin de l’entracte comme l’attestait quelque toux ostentatoire), qui donne dans le lyrique maniéré, et non dans le Lied : mais pourquoi ? On lui pardonne quand même, parce que c’est elle. Qu’on l’aime. Et que c’est du chant d’amour après tout.

Bref, c’est un peu tape à l’oeil dans l’ensemble, mais bon, plaisant tout de même, si on fait abstraction du vibrato et du yaourt germain. En somme, plus du divertissement que du Lied. Mais à ce niveau, le spectacle était bien assuré, jusqu’au bout, avec ces deux bis dont un de dos, pour l’arrière-scène (étrangement on n’entend alors pas si mal : cette salle est bizarrement fichue…).