Matthias Goerne et le Kammerorchester Basel, c’est une histoire d’amour qui dure — 2011, 2014… Toujours à la Cité de la Musique, d’ailleurs, avec les mêmes tarifs modérément élevés — impossible de s’en sortir pour 10€, il faut en 30 ou 40 (avant : 26 ou 32. L’inflation…). Mais le programme est étrange, pour le moins : deux tranches de Schubert entre deux tranches de d’un Mozart particulièrement inutile. La Sérénade n°9 en ré majeur « Posthorn » K 320, mouvements 1-4 en ouverture et mouvements 5-8 en clôture, semble avoir été écrite pour remplir un CD de l’intégrale. Pas très passionnant. Ça s’écoute, ça fait passer le temps. On ne venait pas pour ça — et une partie du public a prématurément fui une fois Matthias parti.

Évidemment, on venait pour le chant. Au coeur de la meule, Lieder pour baryton et orchestre de chambre, arrangement Alexander Schmalcz, de Franz Schubert : Des Fischers Liebesglück D 933 (sur un texte de Karl Gottfried von Leitner), Das Heimweh D 851 (texte de Johann Ladislaus Pyrker), Ganymed D 544 (texte de Johann Wolfgang von Goethe) ; et après l’entracte, Abendstern D 806 (texte : Johann Baptist Mayrhofer), Pilgerweise D 789 (texte de Franz Adolf Friedrich von Schober) et enfin Alinde D 904 (texte de Johann Friedrich Rochlitz). Sublime. Surtout Des Fischers Liebesglück, localisée sur le CD 1 du coffret, pour les rediff à domicile. En attendant, sur Youtube, il y a paléo-Dieu Dietrich Fischer-Dieskau pour une interprétation bien différente.