Khatia Buniatishvili nous fait aimer le piano sensuel et charnel. Comment fait-on pour être de ces places juste derrière, le piano, où les effluves devaient caresser doucement les narines ? Avec des tarifs tout à fait acceptables, la salle était bien pleine, mais on pouvait tout de même trouver un petit trou idéalement placé — centre légèrement jardin, pour tout voir. Au programme de la première partie : Sonate n° 3 de Brahms. Et après l’entracte, une retranscription par Mikhaïl Pletnev (ah ?) de Casse-Noisette de Tchaïkovski. Il manquait des flocons pour parfaire le tableau, alors que la neige commençait à tomber au dehors. Enchainement sur son chouchou Franz Liszt, avec la Mephisto-Walz n° 1 puis la Rhapsodie espagnole. On est dans du khatiesque, jusqu’aux deux derniers rappels : Rhapsodie Hongroise de Liszt et Clair de lune de Debussy. Clair de Khatia.