Woodie Allen réalise encore. Apparemment ce n’est pas l’âge qui l’atteindra mais le néo-maccarthysme en vogue. En attendant, on a « Wonder Wheel », avec Kate Winslet principalement (Ginny, comédienne ratée, mère larguée, alcolo sur le retour, bataille dur), entre James Belushi (Humpty, tout aussi alcolo, soupe au lait, mais bon bougre dans le fond) et Justin Timberlake (whaaaaat ?), notre Mickey-narrateur. Comme on aime bien faire des doubles triangles qui partagent la même base, on rajoute Juno Temple, ravissante Carolina qui a déjà perdu la tête par le passé en s’acoquinant avec un mafieux, alors maintenant ça va mieux. Attention, risque de tourner en rond, la roue de la fortune sert autant l’amour que la mort — et du gamin pyromane sur plage —. Au pays des merveilles en toc de Conny Island, on ne rit pas tous les jours, avec ces personnages enfermés dans eux-mêmes, sans échappatoires réels. Du Allen mélancolique et dépressif, dans une lignée déjà bien exploitée, mais qui continue étonnamment de fonctionner.